Vous n’avez jamais parlé à une IA ? Ce tutoriel vous guide du compte à la première question, sans jargon.
Ce parcours s’adresse aux grands débutants : habitants, bénévoles, salariés ou seniors qui veulent essayer sans se tromper d’outil. En Hauts-de-France, vous pouvez aussi vous faire aider en présentiel dans une Maison régionale de l’IA (Proch’IA) : ce texte prépare ou prolonge cet accompagnement.
Nous ne favorisons aucune marque. ChatGPT, Le Chat (Mistral), Gemini ou Copilot suivent la même logique : vous écrivez une demande, l’outil répond, vous gardez le contrôle. Les boutons changent ; le geste non.
Choisir l’outil
Pour un premier essai, la version gratuite d’un assistant grand public suffit. Critères simples : vous comprenez la page d’accueil, vous pouvez créer un compte avec une adresse mail que vous contrôlez, et l’outil accepte le français. Si votre structure impose déjà un outil (par exemple Copilot au travail), commencez par celui-là : vous éviterez de mélanger comptes personnels et professionnels.
Sur ordinateur, un navigateur à jour suffit. Sur téléphone, l’application officielle est souvent plus simple pour la dictée vocale, utile si taper vous fatigue. Évitez les sites qui imitent le nom d’un outil célèbre avec une adresse bizarre : tapez vous-même l’adresse connue, ou passez par un lien officiel de votre structure.
Si vous hésitez entre plusieurs noms, lisez plus tard quel assistant IA choisir. Aujourd’hui, l’important est d’en ouvrir un seul et de faire un essai complet, pas de comparer dix onglets. ChatGPT, Le Chat, Gemini ou Copilot vous demanderont le même geste : une phrase claire, une réponse à relire.
Créer le compte
Sur le site ou l’application officielle, cherchez « S’inscrire », « Créer un compte » ou « Se connecter ». Utilisez une adresse mail à vous. Acceptez uniquement ce que vous comprenez dans les cases à cocher. Si on vous propose de lier un compte Google, Microsoft ou Apple, c’est pratique — à condition que ce soit bien votre compte.
Activez éventuellement la double authentification si l’outil la propose et que vous êtes à l’aise : cela protège l’accès. Notez où se trouvent les réglages de confidentialité : certains outils proposent de limiter l’usage de vos conversations pour l’entraînement. Pour les données sensibles, gardez les données à ne pas confier en tête dès le premier jour.
Vous n’avez pas besoin d’indiquer votre métier exact, ni votre adresse, ni le nom de vos proches dans le profil. Un compte sert à vous reconnaître auprès de l’outil, pas à raconter votre vie. Si un écran propose un questionnaire long sur vos centres d’intérêt, vous pouvez souvent le passer ou le remplir plus tard.
En Maison régionale de l’IA, un médiateur peut faire cette étape avec vous. Emportez votre adresse mail et le moyen de recevoir le code de validation (téléphone ou messagerie ouverte). Prévoyez dix à quinze minutes calmes : la première connexion est plus lente que les suivantes.
Écrire la demande
Dans la zone de texte, tapez une question sur un sujet que vous maîtrisez déjà. Pourquoi ? Parce que vous pourrez juger si la réponse est juste. Mauvaise première demande : « Explique-moi l’intelligence artificielle. » Meilleure première demande : « En cinq phrases simples, explique à un parent ce qu’est un assistant IA, sans jargon, en français. »
Ajoutez le public et la forme : « pour un voisin de 70 ans », « en liste à puces », « maximum 100 mots ». Plus votre consigne est concrète, moins la réponse sera générique. Le tutoriel écrire un bon prompt développe la méthode en quatre étapes ; ici, une phrase claire suffit pour démarrer.
Vous pouvez dicter plutôt que taper, si l’outil le permet : parlez lentement, puis relisez le texte reconnu avant d’envoyer. Corrigez les noms propres mal compris. La dictée n’excuse pas une demande floue : dites toujours pour qui et sous quelle forme vous voulez la réponse.
Tu es un assistant pédagogique. Explique en cinq phrases simples, en français, ce qu’est un assistant d’intelligence artificielle. Public : une personne qui n’a jamais utilisé cet outil. Pas de jargon. Pas de promesse magique. Termine par une idée de première question utile à poser.
Relancer
La première réponse est un brouillon. Si elle est trop longue, demandez : « Refais en moitié moins long. » Si un mot vous échappe : « Remplace le mot X par une explication. » Si le ton est trop commercial : « Plus neutre, comme un voisin patient. » Une relance précise vaut mieux que tout effacer.
Vous pouvez aussi enchaîner sur un cas concret : « Maintenant, propose trois questions que je pourrais te poser pour m’aider à rédiger une annonce d’association. » Vous restez dans la même conversation : l’outil garde le fil.
Si la réponse part dans tous les sens, recentrez : « Garde seulement le point sur [thème]. Supprime le reste. » Si elle invente un exemple local que vous n’avez pas demandé, écrivez : « Retire les exemples inventés. » Vous apprenez ainsi à piloter sans recommencer de zéro.
Vérifier
Relisez comme si un stagiaire vous avait écrit le texte. Les faits précis (dates, montants, horaires, noms) doivent être contrôlés ailleurs. Pour une info locale, ouvrez le site officiel. Pour un conseil pratique (recette, bricolage), croisez avec votre expérience. Ne collez jamais un numéro de sécurité sociale, un dossier médical ou un mail client dans cette première conversation.
Un bon réflexe : copier la réponse dans un document à vous, puis annoter ce qui est solide et ce qui reste à vérifier. Vous évitez de republier directement depuis la fenêtre de chat. Si vous partagez le texte avec un collègue, précisez que c’est un brouillon aidé par un assistant.
Pas à pas : de zéro à la première question
Choisir un seul assistant
Ouvrez le site ou l’application d’un assistant grand public en français : ChatGPT, Le Chat, Gemini ou Copilot, selon ce qui vous est accessible. Ne comparez pas encore les marques. Vérifiez que vous êtes sur le site officiel (adresse connue, cadenas du navigateur). Fermez les autres onglets de découverte pour cette session.
Créer le compte avec votre mail
Cliquez sur l’inscription. Utilisez une adresse que vous consultez. Validez le mail si on vous le demande. Parcourez rapidement les réglages de confidentialité visibles. Vous n’avez pas besoin de renseigner votre parcours professionnel complet. Notez le mot de passe dans votre gestionnaire habituel, pas sur un papier collé à l’écran.
Écrire une demande précise
Collez la demande type ci-dessus, ou écrivez la vôtre : sujet connu, public clair, longueur limitée. Envoyez. Lisez la réponse une première fois sans corriger. Repérez ce qui est utile et ce qui est flou. Gardez la conversation ouverte : vous allez relancer plutôt que recommencer ailleurs.
Relancer pour corriger
Demandez une modification concrète : raccourcir, simplifier un mot, changer le ton, ajouter un exemple. Une seule correction à la fois. Si la réponse invente un détail que vous n’avez pas donné, écrivez : « N’invente rien ; si une info manque, pose-moi la question. »
Vérifier avant d’utiliser
Si vous réutilisez le texte (message, affiche, mail), relisez-le à voix haute. Contrôlez les faits hors de l’outil. Ne publiez rien sous votre nom sans cette relecture. Pour la suite, enchaînez avec écrire un bon prompt afin d’obtenir des réponses plus ciblées.
Si vous bloquez
Page en anglais : cherchez l’icône de langue ou demandez explicitement « réponds en français ». Compte refusé : essayez un autre navigateur, ou l’application mobile officielle. Réponse hors sujet : votre demande était probablement trop vague — ajoutez le public et la forme. Peur de « mal faire » : il n’y a pas de mauvaise question d’essai ; il y a des demandes floues, que l’on précise ensuite.
Si vous préférez un accompagnement humain pour le premier clic, regardez les ateliers près de chez vous sur la page d’inscription ou l’agenda IAHDF.
Questions fréquentes
Dois-je payer pour commencer ?
Non pour découvrir. Une version gratuite suffit pour poser des questions, rédiger des brouillons et comprendre le geste. Payer devient éventuellement utile plus tard (limites, documents), pas pour le premier essai.
ChatGPT est-il obligatoire ?
Non. ChatGPT, Le Chat, Gemini ou Copilot suivent la même logique. Choisissez l’outil accessible pour vous ou autorisé par votre structure. La qualité de la demande compte plus que le logo.
Mes conversations sont-elles privées ?
Cela dépend de l’outil et des réglages. Ne collez pas de données personnelles inutiles. Lisez les options de confidentialité et le guide les données à ne pas confier avant d’utiliser un compte pour le travail.
Puis-je faire confiance à la première réponse ?
Comme à un brouillon. Relisez, vérifiez les faits, corrigez le ton. L’outil propose ; vous décidez. Une phrase élégante peut être fausse.
Que faire après ce tutoriel ?
Recommencez avec une tâche réelle simple (annoncer un horaire, expliquer un mot). Puis suivez écrire un bon prompt pour structurer vos demandes. Un atelier en Maison de l’IA accélère souvent le deuxième essai.
